Le Cavalier

Le Cavalier

10/12/2013

Je le vois quelques nuits quand le sommeil est dense
Derrière chaque dune sur son grand cheval blanc
Un soldat, un esthète loin du tout-venant
Est-ce un mirage, un rêve entre deux somnolences ?
 
Au jour qui se déchire, la nuit succède enfin
Verrai-je une fois de plus cet homme sur sa monture ?
Cette fois, j’ai le désir d’en trahir l’imposture
Ou bien de vérifier qui est-il, à la fin.
 
Je m’approche dans l’ombre, les pieds nus et fragiles
Il me fait face enfin et je vois son visage
Celui d’un homme fier qui, traversant les âges
Prêche la bonne parole sans dogmes inutiles.
 
Je murmure dans un souffle des questions si futiles
Puisque dans son regard je lis toutes les réponses
Jusqu’à son grand départ sans un coup de semonces
Quand la nuit laisse au jour sa place dans son exil
 
J’apprends de la rencontre qu’il existe en ce monde
Des cavaliers blancs qui officient la nuit
Et qui sont au malheur un remède inouï
Je pars donc à mon tour sans perde une seconde.
 
Toi qui dans tes nuits blanches peine à la solitude
Viens donc à ma rencontre et lis dans mon regard
Nourris-toi des réponses, vite car il est tard
Et la nuit va partir comme à son habitude.
 

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