Des bleus, du blanc, du rouge

Des bleus, du blanc, du rouge

16/11/2015

Des bleus, des blancs et bien trop de rouge... 
Du sang.
Comme un instant captif qui ne bouge...
Pourtant,
 
Je demeure ainsi sans comprendre, j’attends les secours.
Ils doivent certainement se méprendre, je suis innocent.
Qu’attendent-ils de nous déjà, quel compte à rebours
Nous retient à la vie ou pas, qui sont ces truands ?
 
Qui réclame encore de croire en quelqu’un d’autre
Quand tout le monde se pavane pendant que nous souffrons
D’un dieu les criminels se font les apôtres
De l’autre les mortels attendent une protection.
 
Bien plus que la peur de ne pas y survivre
C’est la colère que j’ai comme premier sentiment
A grosse lampée d’espoir, tout le monde devient ivre
Et plus personne ne fait aucun discernement
 
De ma place de théâtre, je vois les armes à feu
Dans les bras de bellâtres qui n’ont aucune conscience
Qui jasent leur noble cause qui n’est que poudre aux yeux
Quand la poudre des balles ne nous laissent aucune chance
 
De ma place de théâtre, je vois quelques héros
Ils opèrent dans l’ombre et prennent leur essor
Quelques échappatoires affluent dans leurs propos
Comme une force indicible qui déjoue notre sort
 
Combien donc serons-nous à sortir au dehors
Et combien surtout en seront équarris ?
Combien de fois faut-il souffrir ces maux encore
Pour que la liberté soit devise à Paris ? 

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